Nous nous réhabituerons à prendre le train, et à payer les petites courses en liquide; nous découvrirons les Vélib et les cafés sans fumée; et on nous regardera certainement d'un drôle d'air quand nous dirons Bienvenue en réponse à un merci ou Bonjour en partant.
Ça y est, c'est décidé: dans deux mois, nous rentrons en France.
Pas parce que nous ne nous sentons pas bien ici, ni parce que la Mère Patrie nous manque trop (croyez-moi, il y a des choses qui ne me manquent pas pantoute), mais parce que c'est à Paris que nos projets nous poussent. Pour l'instant. (Par contre, nous sommes très heureux de retrouver tous nos proches... Qu'est-ce que vous nous manquez!)
Et si on ne s'y plaît pas, eh bien, on repartira.
En attendant, profiter, profiter, profiter - du Festival d'été d'abord: concert de Feist samedi (mutine et délicieuse, et cette voix rauque...), des Blind Boys of Alabama dimanche (non mais quelle pêche!Jimmy Lee Carter, le doyen, qui est là depuis la fondation du groupe en 1939, s'est déchaîné pendant 1h30, et a même fait son petit tour tranquille dans le public au milieu du concert...), et puis à la fin de la semaine, les Plain White Ts, les Vulgaires Machins, AaRON, Grand Corps Malade... Je vais voir en une semaine plus de concerts que dans ma vie entière (non, bon, soyons honnête: deux fois plus de concerts que dans ma vie entière)
[Et puis accueillir mes parents dans une semaine, aller voir les baleines à Tadoussac, traverser le Canada si nous avons le temps (ah, Vancouver...)]












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