En fait le problème avec les départs, c'est qu'un jour il faut revenir.
Préparer un voyage, faire les bagages, et même voyager, j'adore. L'inattendu, le dépaysement, la perte de repères - ce sont des choses qui me portent.
Revenir, par contre...
Comme c'est pesant. La fin d'une parenthèse. Retrouver ce qu'on connaît, terminer ce qu'on avait commencé. Défaire les bagages, ramasser le courrier, faire une lessive. Pas le quotidien qui structure, celui qu'on aime, douillet comme de bonnes pantoufles chaudes; non, celui qui plombe, qui lasse, qui fatigue.
Il faudra un jour que je me penche un peu plus sur cette obsession de voyager léger - ne pas accumuler trop de choses, pouvoir partir en un clin d'oeil, au cas où - quoi?
Pour 2008, je crois que ce que je me souhaite, finalement, plutôt que des projets (qui vont pas mal, merci), c'est un peu d'enracinement. Pas trop pour ne pas étouffer, mais assez pour tenir debout solidement.
[Les sculptures sont de Tom Otterness - disséminés dans le parc Nelson A. Rockefeller, sur Battery Park, ses animaux et personnages se retrouvent aussi, alors qu'on ne s'y attend pas, au détour d'un escalier du métro...)








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